Dossier HON sur le vieillissement



 4.3. Restriction calorique, exercice physique, privation en fer

La restriction calorique (et protéinique) accroît la longévité (au moins chez les rongeurs), retarde le vieillissement, augmente les mécanismes de réparation cellulaire et diminue l'incidence de certaines maladies (Haley-Zitin, 1993; Leto, 1976; Yongman, 1993; Hart, 1998).

Même si le lien direct entre la restriction calorique et le vieillissement n’est pas totalement clair, il est suggéré que la diminution de l'apport calorique s'accompagne d'un état de "crise" où les ressources ne sont plus gaspillées. Pour faire face à cet état de "crise", les réactions secondaires (oxydations, réactions de Maillard, peroxydations lipidiques, niveau de fer dans les tissus; Cook, 1998) sont fortement diminuées et certains systèmes de défense et de protection contre les différents stress sont augmentés (immunité, défenses anti-radicalaires, expression des HSP; Masoro, 1998; Hart, 1992; Youngman, 1992 ; Ehrenfried, 1996).

Les mécanismes permettant d’améliorer la longévité chez les sujets exposés à la restriction alimentaire sont largement étudiés. Par contre, les mécanismes protecteurs induits par l’exercice physique sont encore largement méconnus. Il a été prouvé que l’exercice modéré peut, à l’instar de la restriction alimentaire, contribuer à augmenter les capacités fonctionnelles des organes (Viidik, 1997). Au niveau cellulaire, l’exercice modéré diminue la production microsomale des RLO, augmente l’activité de certaines enzymes impliquées dans la réponse contre le stress oxydatif, maintient les réserves cellulaires en antioxydants (Kim, 1996 ; Toshinai, 1997; Viidik, 1997; Navarro-Arevalo, 1998).

La privation en fer peut également être un des facteurs favorisant la longévité. En effet, le rôle prépondérant du fer dans la production du radical hydroxyl est largement documenté. La diminution du fer disponible peut s’avérer possible contre le vieillissement (Polla, 1999) et jouer un rôle innovant dans la prévention du vieillissement. Le fait que les femmes vivent plus longtemps que les hommes peut résider dans le fait qu’elles disposent d’un mécanisme physiologique pour éliminer l’excès de fer.

En résumé :

La restriction alimentaire semble actuellement le seul moyen expérimental pour augmenter la longévité. Il semble que face à une raréfaction des ressources, l’organisme réoriente son métabolisme vers un " état de crise " et diminue le taux de réactions secondaires sont alternent le fonctionnement cellulaire.

 

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  http://www.hon.ch/Dossier/Ageing/French/4.3.html Last modified: Fri Nov 1 2002