Dossier HON sur le vieillissement



3.3. Théories génétiques

Le fait que la durée maximale de la longévité varie selon les espèces, implique qu’il existe un mécanisme de régulation génétique dans le processus du vieillissement. Les théories génétiques postulent que le vieillissement est programmé dans le matériel génétique (ADN) lui-même. Ces théories se basent sur des études familiales ainsi que sur des études effectuées sur des jumeaux homozygotes qui ont permis d'identifier une composante génétique de la longévité (Henon, 1997; Herskind, 1996).

L'ADN est composée de deux chaînes complémentaires de nucléotides. Chaque nucléotide contient une des 4 bases aminées (Thymine, Adénine, Cytosine, Guanine) liées chimiquement aux molécules de sucre (désoxyribose) et au phosphate. Les nucléotides liés les uns aux autres forment de longues chaînes d'ADN (1’000’000’000 nucléotides chez l'homme, longueur totale d'environ 2m). Chacune de ces chaînes s'apparie avec une chaîne complémentaire pour former une double hélice d'ADN. La grande partie de l'information génétique nécessaire à la production des protéines cellulaires est contenue dans l'ADN génomique (à l’exception de celle qui est contenue dans l'ADN mitochondrial), protégé par des protéines spécifiques (histones), fragmenté en 46 chromosomes et enfermé dans les noyaux cellulaires.

Lors de la multiplication cellulaire, le matériel génétique est très exactement dupliqué à partir de l'original (réplication), et une copie identique est transmise à chaque cellule fille. Afin d'assurer une transmission correcte de l'information génétique d'une cellule à une autre, aucune erreur n’est permise lors de la duplication du matériel génétique, lors de la conversion de l'ADN en ARN messager (transcription) ni lors la synthèse des protéines (traduction). Pour réduire les risques de transmettre des erreurs génétiques, la transcription et de la traduction sont accompagnées par des mécanismes de contrôle et de réparations de l'ADN.

Le vieillissement peut être dû, d’une part, à une accumulation des erreurs lors de la transmission de l’information génétique ou, de l’autre, à une mise en marche des "horloges biologiques".

En résumé :

Il est actuellement impossible de savoir quelles sont les causes exactes du vieillissement : est-il la conséquence des différentes altérations spontanées ou commence t-il a un moment précis de la vie, quand " l’horloge interne " arrive à un compte à rebours et enclenche des mécanismes particuliers.

 

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  http://www.hon.ch/Dossier/Ageing/French/3.3.html Last modified: Fri Nov 1 2002