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| Dossier HON sur le vieillissement |
3.2.5. Système endocrinien Des changements importants, tels que la mort cellulaire programmée (apoptose) des cellules, la destruction du tissu endocrine par des auto-anticorps ou les transformations cancéreuses sont observées dans les tissus endocrines des personnes âgées et ont comme conséquence majeure la diminution de la production de certaines hormones. Dautres altérations, telles que celles de la liaison entre les hormones et leurs récepteurs, lélimination excessive dhormones du sang circulant, la capacité diminuée de l'organe cible à répondre à la stimulation hormonale, sont responsables d'une forte proportion d'altérations physiques et métaboliques observées chez les personnes âgées (Mooradian, 1993). Notamment, on peut citer les altérations anatomo-physiologiques suivantes au niveau :
Chez l'homme, le vieillissement s'accompagne de la diminution progressive de la concentration d'androgènes et de testostérone plasmatiques. Chez les femmes, une forte altération de l'axe hypothalamo-hypophysaire mène à la ménopause et à la diminution de la production des strogènes. Des thérapies de substitutions hormonales sont actuellement proposées afin daméliorer létat général des personnes âgées. Une thérapie de substitution de la testostérone peut améliorer le statut musculo-osseux et rétablir les fonctions sexuelles des hommes âgées (Velazquez, 1998). Les avantages de la substitution oestrogénique sont, par exemple, multiples car cette substitution est un facteur protecteur contre la maladie d'Alzheimer et certaines maladies cardio-vasculaires (Morrison, 1997) mais des risques accrus de cancers peuvent apparaître lorsque la substitution hormonale est excessive (Lamberts, 1997; Zumoff, 1998). L'utilisation de DHEA (déhydroepiandrosterone, produite par la glande surrénale) semble avoir des résultats encourageants dans le traitement de la perte de la masse maigre et de la masse osseuse chez les sujets âgés des deux sexes. Ce traitement normalise également la production des différentes cytokines et influence la régulation du système immun (Lamberts, 1997; Watson, 1998) et aurait, pour le moins dans certaines conditions expérimentales, un effet inhibiteur sur le développement de certains cancers (Labrie, 1998). Un autre candidat pour diminuer les effets délétères de lâge est lhormone de croissance. Même si le rôle exact de lhormone de croissance (Lamberts, 1997) n'est pas encore établi chez les sujets âgés, certains changements physiologiques liés au vieillissement sont similaires aux effets dune carence en hormone de croissance dont le taux est diminué chez les sujets âgés. Cependant, lexistence dun équilibre fragile entre le "trop" et le "pas assez" de lhormone de croissance rend particulièrement délicate son utilisation thérapeutique (Bartke, 1998). |